1) Les cycles asynchrones

Lorsque le Chaos présent dans le mouvement d’une entité ne touche que des échelles inférieures ou supérieures à son mouvement visible, on se trouve dans le cas où la position de l’entité devient à peu près prévisible.

C’est le cas de la rotation de la terre autour du soleil. Son mouvement n’est certainement pas prévisible au niveau du mouvement de ses atomes, et pourtant, à des échelles supérieures, ont peut prévoir à peu près où sera la terre, s’il n’y a aucun imprévu.

Alors que dans le cas d’une entité au mouvement Chaotique, il parait parfois impossible de prévoir où elle sera l’instant d’après.

Pour comprendre comment fonctionne tout cela, il faut d’abord admettre que toute entité fonctionne à plusieurs échelles en même temps. La terre fonctionne a son échelle, puis à d’autres échelles inférieures, jusqu’à l’échelle atomique et moins. Mais elle peut aussi influencer des échelles supérieures. Ce qui nous permet de dire que toute entité peut influencer toute échelle spatio-temporelle.

De plus, tout mouvement d’une entité à une échelle donnée peut influencer les mouvements de cette même entité à une ou plusieurs autres échelles données.

A titre de démonstration, je propose à mes collègues programmeurs de faire une expérience. Préparez dans un programme une centaine de données générées au hasard pour des cercles. Chaque cercle aura un rayon de petite taille (à chaque fois différent), pour être visible à l’écran, et une vitesse de rotation et un sens de rotation. (explications à suivre…)

Le premier cercle gravitera autour d’un point fixe, situé au centre de l’écran, et donc, il ne bougera pas. Le deuxième cercle aura pour centre un point situé sur la circonférence du premier cercle, et qui tournera selon sa propre vitesse. Le troisième cercle aura pour centre un point situé sur la circonférence du deuxième cercle, et qui tournera selon sa propre vitesse. Et ainsi de suite…

Vous verrez alors en temps réel un mouvement tentaculaire, organique, plus ou moins imprévisible. Si vous ne dessinez que le dernier cercle, il bougera de manière imprévisible, comme une mouche. Nous avons donc créé du Chaos, en faisant une sorte de réaction en chaîne à partie des mouvements les plus prévisibles.

DES PROPHÉTIES FONCTIONNANT PAREIL

Que les prophéties que l’on peut trouver soient simples à interpréter comme celle des quatre cavaliers de l’apocalypse, ou Chaotiques comme d’autres, elle fonctionneront toujours de la même manière. Les simples seront évidentes à anticiper, et les Chaotiques seront, même après coup, difficiles à reconnaître. Mais elles ont cela en commun qu’elles suivent des cycles asynchrones. (cf. Schéma de la fractale dans l’article 0)

Pour la prophétie des quatre cavaliers, elle fonctionne à peu près pour toutes les guerres. Le deuxième cavalier symbolise la guerre, suivi du troisième symbolisant la famine, et du quatrième symbolisant la maladie et la mort par maladie. On sait que la plus part du temps, la guerre coûtant cher, elle entraîne la famine. Et l’on constate aussi que toutes ces guerres, pour des raisons plus obscures, entraînent aussi des maladies, comme la peste au moyen-âge, ou la grippe Espagnole après la première guerre mondiale.

On peut se demander combien de fois l’Apocalypse a eu lieu… à mon avis de très nombreuses fois, et à plusieurs échelles. Cela ne change pas le fait que les prophéties sont souvent extraites de rêves, reflétant un regard inconscient sur le Chaos environnant.

Je pense même que Nostradamus a essayé de codifier quelque chose de plus rationnel, même si le domaine prophétique reste inexorablement intolérable pour la communauté scientifique rationnelle actuelle. Car les prophéties ne se raisonnent pas, elle se ressente, elles s’inspirent. C’est avec notre hémisphère cérébral droit que l’on peut parfois arriver à comprendre ce genre de choses. L’inspiration aspire des blocs immenses d’informations perçues d’un seul tenant, que la raison n’arrive pas toujours à trier, même si c’est son rôle.

Pour ce qui est de Nostradamus, je pense qu’il s’est basé sur des faits historiques de son passé, qu’il a codifiés de manière plus ou moins interprétables, afin que ceux-ci soient réinterprétables. Le principe, c’est que tout fait historique se reproduira, souvent approximativement, rarement à l’identique, mais surtout à toutes les échelles spatio-temporelles.

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